Éloïse Brodeur, dont la mère est artiste peintre et le père architecte, a grandi dans un milieu favorable à l'épanouissement de sa créativité. Diplômée et boursière de l'Université Concordia en Beaux Arts, elle s'est perfectionnée en dessin dans la région de l'Ombrie, en Italie. Elle compte plusieurs expositions solo et collectives au Canada depuis 1999. Adepte de la variation dans la répétition de la représentation de la vache, Éloïse Brodeur finit par susciter un questionnement. Elle s'interroge sur la manière de vivre et de consommer, l'abondance et le surplus, la surproduction mais également la domestication de l'animal. L'artiste cherche à respecter le calme et l'impassibilité de son sujet en utilisant une palette presque monochromatique. Le vide, ou plutôt l'espace vierge autour du sujet, procure un équilibre et renvoie à une recherche de sérénité et d'intériorité.